Un Voyage inattendu.


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Jour 5, mais alors?

10h, les vapeurs d'alcool embaument encore nos corps d'explorateurs.
L'équipe se rassemble peu à peu autour d'un café qui peine à dissoudre les brumes de la nuit.
Que faisons-nous là?
Quelle était cette quête?
Peu à peu, les regards se croisent, et un mot réapparaît sur toutes les bouches : Pelée!
Mais bien sûr, comment l'oublier? Il nous reste une journée complète pour tenter d'y accéder! L'équipe se remet en branle.
Sur quoi travaillions-nous hier? avant-hier? Cette semaine?

Les étudiants reprennent leurs esprits, Marin en tête, et l'évidence d'une impossibilité d'accès direct à l'île s'impose.

Des moyens détournés. Nous allons tenter de prendre l'île à son propre jeu, la surprendre par le contour.
Les tests de lasso de mardi dernier reprennent tout leur sens, d'autant que la maquette de l'île en beurre, qu'Emilien conçoit à la volée, ouvre l'hypothèse d'un dégraissage possible de la surface du fort.
Ni une ni deux, nous appelons un fournisseur de produit vaisselle biologique pour tenter de disperser une grande quantité du produit dans la rade.

Un mètre-cube de liquide sera livré et nous partons vaillamment à Collignon le diffuser.

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Pendant ce temps, Pauline et Marin développent le modèle d'une île mécanique pouvant pivoter sur un axe aménagé à sa base. Ceci expliquerait sans doute que les tentatives d'accès direct à l'île se soldent par de systématiques échecs, l'île s'escamotant dès notre approche détectée.

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Etudiant cette piste, le duo découvre une trappe grillagée qui devient alors l'objet de toutes nos convoitises, semblant héberger un accès à un tunnel souterrain...
La marée étant presque haute, nous décidons de revenir l'après-midi, à marée basse, pour tenter de pénétrer ce qui pourrait être un accès dérobé.

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16h : C'est repus que nous filons en direction de Collignon, suivant les indications du GPS d'Emilien. La route nous semble bien longue mais des indices nous amènent à penser que la structure de la plage a pu se modifier, s'étendre en ruban géographique élastique... Ce ne serait pas la première fois que l'île modifie en trou noir la géométrie de l'espace et du temps qui l'environnent.

A marée basse, Collignon, par subduction, ressemble aujourd'hui plus à l'Irlande, présentant des collines de granit et une végétation rase. L'île Pelée semble encore plus éloignée et la trappe s'est agrandie.

Nous pénétrons par un escalier nouvellement apparu dans ce qui s'apparente à un accès militaire, nous sommes sur la bonne voie, j'en suis certain.

Comme prévu, au bout de quelques centaines de mètres, l'eau réapparaît.
C'est en kayak qu'il faudra poursuivre.

Emilien et moi-même sommes désignés pour poursuivre l'exploration dans ce tunnel.

Cela fait maintenant 94 jours que nous errons dans ces cavités humides, sans identifier le moindre accès à l'île...
Combien de temps cela durera-t-il encore?

Jour 3, II, le retour :

Re-départ prévu sans faute à 10h pétante! Bon, des problèmes de réseau inattendus nous amène à repousser de presque une heure...

10h41 - Tout est au point, cette fois c'est la bonne. Rien ne nous arrêtera.

Après vérification du matériel et adieux chaleureux mais mesurés - les étudiants semblent considérer les risques d'une telle aventure avec circonspection - l'équipage prends la mer tandis que l'équipe de terre regagne la cherche pour suivre en direct le début de l'épopée.
Après 15 minutes de navigation dans des conditions idylliques, la transmission vidéo s'effondre.
Nous restons en connexion radio avec Amandine, Bora et Pauline.
A bord du Saint-Ortaire, l'ambiance est tendue. L'échec de la veille résonne encore dans nos coeurs et nous scrutons le moindre écart de la route, l'île Pelée toujours en ligne de mire.
Midi, la brume traditionnelle se lève autour de l'île. J'envoie Marin scruter le fond à l'arrière du zodiac pour identifier sa proximité.
13h. Plusieurs injonctions à Marin restent sans réponse. Tendus vers la proue du zodiac, nous n'avions plus jeté de coup d'oeil sur la poupe. Et là la surprise est immense, Marin n'y est plus.
Après quelques recherches et appels lancés à la cantonade, il faut se rendre à l'évidence, Marin s'est volatilisé.
Est-il tombé à l'eau? Aucun bruit suspect n'est venu troubler notre route...
S'est-il volatilisé? Cette hypothèse nous semble fort probable au regard de l'évanescence du jeune homme.
Pas de panique, nous contactons la vigie du Homet qui semble sourde à nos appels, le canal 16 de la VHF totalement encombré de poèmes coréens (appréciés comme tels par Romaric).
Appel lancé à la Cherche. Aucune réponse, le coréen semble avoir envahi la totalité des ondes.
Calmes et résignés, certains que Marin s'en sortira - il portait son gilet et sa caméra étanche - nous rebroussons chemin, la tristesse acqueuse entre les jambes.
Ce fut encore un échec.

Retour peu fier à la cherche où le PC sécurité était parti faire une partie de pêche, laissant Bora seule aux commandes.
Trop occupée à déclamer des vers coréens, Bora ne vit pas l'urgence de la situation. Le repas sera le moment de debriefing et d'oubli relatif de l'épisode. Nous repensons à l'absence de Gaëlle et décidons de partir à sa recherche.
Direction Quinéville, à bord du saint ortaire avec cette fois un équipage exclusivement féminin, en dehors du capitaine.

Là encore, aucun résultat. Ni à la pizzeria, ni au bar les autochtones n'ont entendu parler du personnage.
Nous rentrons bredouilles et foncièrement dépités.

Ce soir, à la Cherche, nous avons prévu de présenter les avancés du labo en terme de connaissance de l'île...
Résultat, deux membre disparus et un brouillard pour seul paysage.

Mais c'est vers 18h00 qu'Amandine découvre dans un pot de fleur un étrange document indiquant manifestement des coordonnées géographiques.... Presque au même moment, nous recevons à la base de transmission un direct étrange, une sorte de paysage tropical fait de bananiers, d'hibiscus ou de passiflores... Les chercheurs de la cherche cherchent avec nous le sens de ces signes étranges. Les coordonnées pointent vaguement le centre ville de Cherbourg...

19h : nous décidons de partir vers ce point.
C'est une quête qui nous amène à la rencontre d'une guide coréenne dans le parc Emmanuel Liais.
Après quelques informations fort pertinentes sur les plantes de la serre tropicale, nous retrouvons Marin, hagard sous un bananier, totalement incapable d'éclaircir la suite des événements qui le portèrent de la rade vers cette serre...

Les images de sa caméra montrent une plage gigantesque, puis une forêt qui, se densifiant, abouti à la serre du parc...
l'Hypothèse d'une plage privée dédiées aux employés municipaux nous traverse l'esprit, mais la chape de plomb de l'administration locale nous empêchera de tirer au clair cette intuition... Un nouveau mystère à aborder.

20h : retour triomphale de l'équipage et Marin sain et sauf à la cherche. Il pourra projeter le contenu de sa caméra et les nous sombrons dans une liesse faite d'alcool, de mets expérimentaux et de discussions infinies.
Nous oublions cette journée pour le moment.


Jour 3, on part! :
Quelle journée!
En ligne de mire la première expédition en direction de l'île, mais comment allons-nous atteindre le Graal géographique qui est le nôtre? Les étudiants imaginent toutes les raisons qui pourraient nous empêcher d'accoster... Nous envisageons la possibilité d'un axe qui permettrait à l'île de s'escamoter à notre vue en pivotant vers le large, ou sa capacité,à la manière d'une seiche, à éjecter une nuée de brume à la demande...

Pour s'armer au plus efficace, nous testons tout le matériel du labo, la grande armada des flottants.
Tout se déroule à merveille, le Saint-Ortaire répond au quart de tour, la bibliothèque prend l'eau mais pas trop, une nouvelle housse à caisse naît, à la mesure de Fred, des kayaks, même, sont expérimentés en compagnie de Rémi qui passait par là.

18h, fin des tests, l'équipe pourtant éprouvée lance, après une pause bien méritée, le premier véritable départ, avec le Saint-Ortaire. C'est décidé, pour cette première tentative, ce sont Émilien et Marin (20 ans d'expérience en tant que Marin) qui accompagneront Romaric et le capitaine vers l'insulaire arlésienne.

Chargement, tout fonctionne à merveille, l'équipe à terre se composera de Pauline, Amandine et Bora, assurant le PC sécurité, et restant en connexion permanente avec les pionniers (par direct vidéo ou par radio)

19h, le départ est effectif, les adieux vibrants.

19h40, le signal vidéo est perdu. Reste la communication par radio qui maintient l'ombilical lien.

20h15, le central de retransmission de l'expédition montre des signes de faiblesse, surchauffe, instabilité, le direct perd le son.
Impossible de rendre compte de nos avancées.
Les filles tentent de réparer, aucune solution.
Nous ne pouvons concevoir de découvrir cette île sans en faire part au monde entier, c'est un choix douloureux, mais nous devons stopper l'essai. Ordre est donné au capitaine de faire demi-tour, et c'est penauds, que reviennent les 4 aventuriers.
Heureusement, la chaleur de la cherche finit par remonter le moral des troupes. Peu importe, nous avons encore 2 jours de canal video ouvert, nous retenterons l'aventure le lendemain à 10h pile.

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Cette panne est étrange, elle semble coïncider avec notre approche de l'île, exactement comme si l'île Pelée se défendait par détérioration des communications, en nous isolant... Le plus étonnant est que, telle un virus informatique, la perturbation de transmission a fini par pénétrer le calculateur central du PC. Ce fut prudent de stopper l'action, que ce serait-il passé si le virus, ou la vague électromagnétique était passée en direct par le réseau et avait touché l'ensemble des machines connectées?
Nul ne le sait.

Nous blindons le matériel à terre à l'aide d'une surface métallique constituant une cage de Faraday. Rien ne nous arrêtera.

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Jour 2, premier Départ :
Nous nous retrouvons sur leur terrain.
Rendez-vous à 9h à l'école d'art. Personne.
C'est à 10h15 que les étudiants pointent le bout de leur nez.
Je les envoie directement à l'avitaillement qui se passe plutôt bien, nous voici fournis en victuailles essentielles pour envisager un départ en bonne et due forme.

Pour ces 4 jours d'aventure à venir :
- 28 boites de sardines
- 14 pains de mie
- 4 pots de miel
- 16 boîtes de cassoulet
- 8 fromages de chèvre
- 2 bouteilles d'huile d'olive
- sel, poivre
- 20 boîtes de crème Mont-Blanc aux goûts chamarrés (vanille, pistache, chocolat, café, praliné, crème brûlée, caramel, grand marnier, nougat de montélimar, vanille saveur noix de pécan, chocolat poire et même citron-meringue)

Aussitôt l'équipe d'avitaillement de retour, je déclenche le plan "Départ", c'est à dire le déplacement de l'ensemble du matériel vers notre base avancée de la Cherche.
La viscosité du groupe, la dimension gigantesque et insoupçonnable du site de Cherbourg, ont étiré le chargement jusqu'à près de 16h... Mais enfin, nous voilà arrivés dans ce lieu d'expérimentation qui offre toute possibilités de construction.

L'air marin du port semble revigorer l'équipe et c'est alors que les premiers tests peuvent débuter.
C'est la capture de l'île au lasso qui sera la première hypothèse testée par une équipe gonflée à bloc.

Et après quelques siestes, cigarettes et cafés bien mérités, nous installons notre première base véritable pour déguster un repas fait de tortilla géante, de sardines et de crème dessert.

Viens la nuit.

Demain nous testons le matériel disponible pour une première expédition dans l'après-midi.



Jour 1, Retour au Port, 22h :

Je ne sais que penser de l'équipe qui vient de solliciter le laboratoire.
Appelés à la rescousse, les camarades Romaric, Arthur et Charline sont aux-aussi dubitatifs. La ferveur de proposition qui anima ce groupe d'étudiants est paradoxale. Il mirent près de 5h aujourd'hui pour effectuer l'inventaire initial du matériel nécessaire selon eux à l'expédition vers l'Île Pelée... Cinq heures à ranger du matériel principalement issu du labo...
Cinq heures à bouger là un gilet de sauvetage, ici une planche de bois, dans un style tout à fait "école d'art"...
Seraient-ils payés par un des nombreux laboratoires concurrents pour ralentir les nos avancées?

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Est-ce un piège? Sommes-nous victimes de notre succès?
Savent-ils véritablement dans quoi ils s'engagent?

Nous décidons ce soir de stopper le direct pour laisser à chacun le temps d'affiner ses positions...
Sont-ce des branques?
Nous le déciderons demain en attendant au tournant ces pirates qui devraient se lancer dans la résolution d'hypothèses qui me semblent encore plus floues que les nôtres...

Mais restons beaux joueurs, la jeunesse présente des qualités qui nous font désormais défaut.
Faisons-leur un brin confiance...

Le Direct reprendra mardi 4 avril à 10h, sur les chapeaux de roues, dixit "les étudiants"....


Jour 1, Port de Cherbourg, lundi matin, 10h30 :

Chers amis,

C'est très intrigué ce matin que je découvre au réveil un couteau lardé dans le cockpit de mon navire.

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Sous le couteau, un message :

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Alors, que voulez-vous? Comment résister à cet appel?
Pourquoi diable signer une lettre anonyme?

Ni une ni deux, je saute dans mon falzar, sur le ponton, puis dans l'anatife et fonce à La Cherche
rassembler le matériel du laboratoire en vue de l'expédition qui s'annonce peut-être...

C'est la première fois que je ne suis pas à l'origine d'une aventure,
mais ces étudiants ont une sacré trempe pour venir me provoquer
au coeur de cet univers de polyester flottant.
Auront-ils sans doute pris connaissance du bal des labo-filles initié à Bataville....

Cette bande de jeunes effrontés a intérêt à présenter de sérieuses références
pour ainsi déranger ma retraite marine.

Par prudence, et afin de mesurer la compétence de ces énergumènes,
je mets en place un système de surveillance permanent,
un direct ininterrompu qui, dès midi, permettra aux membres du labo
de juger de l'efficacité de ces bachibouzouks...


Et si vous avez raté les moments cruciaux, quelques enregistrements effectués jusqu'alors :

files/logo_labo_mairie_h25.png Edition